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Catégorie : Témoignages
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Lew Wallace est l'auteur du livre Ben-Hur (Ben-Hur: A Tale of the Christ), dont l'histoire a été portée à l'écran dans le fameux peplum hollywodien. Il est né en avril 1827 et est mort en février 1905 à l'âge de 77 ans.

Militaire, il fut Général et commanda la naissance du 8ème corps d'armée à Baltimore à la demande du président Abraham Lincoln.

L'écriture était pour lui, au début, un loisir...

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Le saviez-vous ?

Non croyant, il avait, enfant, été marqué par l'histoire des rois mages et avait commencé à écrire un livre sur la naissance de Jésus ("The First Christmas" - qui devint la partie 1 du livre de Ben-Hur).

Il avait mis dans son bureau le manuscrit et l'avait quelque peu oublié, jusqu'au jour où il eut un échange dans un train, sur le sujet de la religion, avec un ami colonel également non croyant.

Cet échange déclencha, contre toute attente, un souhait ardent d'en savoir plus et il décida de continuer son livre en allant jusqu'à la crucifixion de Jésus, avec deux buts en un seul : continuer son livre tout en faisant une étude approfondie pour se faire son opinion sur la teneur et la véracité de ces faits. Le titre original de Ben-Hur est Ben-Hur: A Tale of the Christ. Comme il l'indique dans la préface (voir la page suivante) voici ce qu'il en advint :

english"It only remains to say that I did as resolved, with results ---first, the book "Ben-Hur," and second, a conviction amounting toabsolute belief in God and the Divinity ofChrist."

LEWIS WALLACE.

françaisIl ne me reste plus qu'à dire que je fis comme je l'avais résolu et voici ce qu'en fut le résultat : premièrement le livre de Ben-Hur, et deuxièment une conviction m'amenant à croire totalement en Dieu et en la divinité de Christ."

LEWIS WALLACE.

 


 

The First Christmas - Lew Wallace - 1902  - Harper & BrothersJ'ai trouvé "the First christmas" sur amazon.com, dans son édition authentique de septembre 1902. Le livre que j'ai trouvé est d'origine, comme tout juste sorti de l'imprimerie. Une grande partie des pages n'était pas encore coupées -- non lues par les précédents propriétaires -- ! En effet, pour cette édition, la composition a été faite sur des bandes de papier repliées qu'il fallait séparer après reliure...(comme l'imprimerie a bien changé !)

Ce livre est en anglais. La préface également.  J'ai traduit cette préface pour les non anglophones. Veuillez m'excuser de l'imperfection très probable de cette traduction. N'hésitez pas à me remonter vos commentaires ou erreurs que vous rencontreriez.

Préface du livre "The First Christmas" by Lew Wallace

englishI heard the story of the Wise Men when a small boy.  My mother read itto me; and of all the tales of the Bible and the New Testament none tooksuch a lasting hold upon my imagination, none so filled me with wonder.Who were they? Whence did they come? Were they all from the samecountry? Did they come singly or together? Above all, what led them toJerusalem, asking of all they met the strange question, "Where is hethat is born King of the Jews? for we have seen his star in the east,and are come to worship him."

françaisQuand j'étais petit garçon, j'entendis l'histoire des rois mages. Ma mère m'en faisant la lecture. De toutes les histoires de la bible et du nouveau testament, aucune n'eut un aussi durable impact sur mon imagination. Aucune ne causa un tel émerveillement. Qui étaient-ils ? D'où venaient-ils ? Appartenaient-ils tous au même pays ? Vinrent-ils seuls ou ensemble ? Par dessus-tout qu'est-ce qui les conduisit à Jérusalem, posant à tous cette même question : "Où est ce Roi des Juifs qui est né ? Duquel nous avons vu l'étoile à l'est dans le ciel, nous sommes venus pour l'adorer ?"

englishFinally I concluded to write of them. By carrying the story on to thebirth of Christ in the cave by Bethlehem, it was possible, I thought,to compose a brochurethat might be acceptable to the Harper Brothers. Seeing theopportunities it afforded for rich illustration, they might be pleasedto publish it as a serial in their magazine.

françaisAu final, je me décidais à écrire quelque chose sur eux. En partant de l'histoire de la naissance de Christ dans une étable à Bethlehem, je pensais qu'il était possible de composer une brochure qui aurait été accepté par les éditions Harper Brothers. En agrémentant l'histoire de belles illustrations, cela pourrait être présenté comme une série dans leur magasine, et plairait aux lecteurs.

(iii)

englishWhen the writing was done, I laid it away in a drawer of my desk,waiting for courage to send it forward; and there it might be stilllying had it not been for a fortuitouscircumstance.

françaisLorsque j'eu fini de l'écrire, je le laissai finalement dans un porte document de mon bureau, attendant le courage de l'envoyer. Et il aurait pu rester longtemps abandonné dans cet endroit s'il n'était arrivé une surprenante circonstance.

englishThere was a great mass Convention of Republicans atIndianapolis in '76. I resolved to attend it, and took a sleeper fromCrawfordsville the evening before the meeting. Moving slowly down theaisle of the car, talking with some friends, I passed the state-room.There was a knock on the door from the inside, and someone called myname. Upon answer, the door opened, and I saw Colonel Robert G.Ingersoll lookingcomfortable as might be considering the sultry weather.

françaisIl y eut une grande convention républicaine à Indianapolis en 1876. Je résolu d'y participer et pris un train de nuit en partance de Crawfordsville la veille au soir de cette convention. Avancement doucement le long du train, discutant avec quelques amis, je passais près d'un compartiment lorsqu'on frappa à la fenêtre et qu'une voix m'appela par mon nom de l'intérieur du compartiment. En réponse, j'ouvris la porte et je vis le Colonnel Robert G. Ingersoll confortablement installé s'il on considérait l'atmosphère chaude du jour.

english "Was it you who called me Colonel ?"
"Yes," he said. "Come in, I feel like talking."
I leaned against the cheek of the door, and said: "Well, if you let me dictate thesubject, I will come in."
"Certainly, that's exactly what I want."

français"Etait-ce vous qui m'avez appelé Colonel ?"
"Oui " dit-il. "Venez, aujourd'hui, j'ai une grande envie de discuter"
Je m'adossais contre l'encadrement de la porte et dit : "D'accord si vous me laissez décider du sujet".
"Mais certainement, c'est ce que je souhaite".

englishI took seat by him, and began:"Is there a God ?"
Quick as a flash, he replied: "I don't know; do you ?"
And then I : "Is there a Devil ?"
And he : "I don't know; do you ?"
"Is there a Heaven ?"
"I don't know; do you ?"
"Is there a Hell ?"
"I don't know; do you ?"
"Is there a Hereafter ?"
"I don't know; do you ?"
I finished, saying, "There, Colonel, you have the texts. Now go."
And he did.

françaisJe pris un siège près de lui et commença : "y-a-t-il un Dieu ?"
Rapide comme un flash il répondit : "Je ne sais pas. et vous ?"
Je continuais : "Y-a-t-il un Diable ?"
Et lui : "Je ne sais pas. et vous ?"
"Y-a-t-il un paradis ?"
"Je ne sais pas. et vous ?"
"Y-a-t-il un enfer ?"
"Je ne sais pas. et vous ?"
"Y-a-t-il quelque chose après ?"
"Je ne sais pas. et vous ?"
Je finis en disant : "Voilà Colonel, vous avez le sujet. Allez y."
Et il se lança pour débattre de ce sujet.

englishHe was in prime mood; and, beginning, his ideas turnedto speech, flowing like a heated river. His manner of putting thingswas marvelous; and as theWedding Guest was held by the glittering eye of the Ancient Mariner, Isat spellbound,listening to a medley of argument, eloquence, wit, satire, audacity,irreverence, poetry,brilliant antitheses, and pungent excoriation of believers in God,Christ, and Heaven, thelike of which I had never heard. He surpassed himself, and that issaying a great deal.

françaisIl était dans un grand jour et immédiatement, ses idées se développèrent coulant comme une bouillonnante rivière. Sa formulation était merveilleuse et comme un invité dans un mariage, hypnotisé par les yeux scintillants de cet ancien marine, j'étais assis, captivé par les nombreux arguments, éloquents, sarcastiques, satiriques, audacieux, irrévérencieux, poétiques, brillantes antithèses et écorchant âprement les croyants en Dieu, Christ et le paradis comme jamais je ne l'avais entendu. Il se surpassa, ce qui n'est pas peu dire.

englishThe speech was brought to an end by our arrival at the Indianapolis CentralStation nearly two hours after its commencement. Upon alighting from the car, weseparated: he to go to a hotel, and I to my brother's, a long way up northeast of town. The street cars were at my service, but I preferred to walk, for I was in a confusion of mindnot unlike dazement.

françaisCe discours pris fin par notre arrivée à la gare centrale d'Indianapolis quelques 2 heures après son commencement. Nous nous séparâmes à la descente du train. Il alla à son hôtel et je me rendis chez ma mère. Elle habitait assez loin dans le nord-est de la ville. Des taxis était à ma disposition mais je choisis de marcher car j'étais dans une confusion de l'esprit proche de l'hébétement.

englishTo explain this, it is necessary now to confess thatmy attitude with respect to religion had been one of absoluteindifference. I had heard it argued times innumerable,always without interest. So, too I had read the sermons of greatpreachers --- Bossuet,Chalmers, Robert Hall, and Henry Ward Beecher --- but always for thesurpassingcharm of their rhetoric. But --- how strange ! To lift me out of myindifference, one wouldthink only strong affirmations of things regarded holiest would do. Yethere was I nowmoved as never before, and by what ? The most outright denials of allhuman knowledgeof God, Christ, Heaven, and the Hereafter which figures so in the hopeand faith of the believing everywhere. Was the Colonel right ? What hadI on which to answer yes or no ?He had made me ashamed of my ignorance: and then --- here is theunexpected of the affair --- as I walked on in the cool darkness, I wasaroused for the first time in my life tothe importance of religion.

françaisPour expliquer davantage cet état dans lequel j'étais, il m'est nécessaire de reconnaître que mon attitude respectueuse de la religion était en fait une totale indifférence envers elle. J'avais été le témoin de débats innombrables sur ce sujet mais toujours sans y porter le moindre intérêt. J'avais également lu les sermons des plus grands prêcheurs --- Bossuet, Chalmers, Robert Hall et Henry Ward Beecher -- mais seulement pour le charme intense de leur réthorique. Mais combien étrange était cette situation ! Pour me sortir de mon indifférence, d'aucun aurait pensé indispensable de me fournir de solides arguments pour la religion. Maintenant, à cet instant j'étais ébranlé en proie au doute comme jamais je ne l'avais été. Mais par quoi ? par la plus belle performance de dénégation de toute la connaissance des hommes sur Dieu, Christ, le paradis et la vie au-delà, choses capitales dans l'espérance et la foi des croyants de tous les coins de la terre. Le colonel avait-il raison ? Sur quoi pouvais-je me fonder pour pouvoir répondre à cette question ? Il m'avait rendu honteux de mon ignorance : et --- là est le plus innattendu de cette histoire --- comme je marchais dans la douceur du soir, j'étais convaincu pour la première fois de ma vie de l'importance de la religion.

english To write all my reflections would requiremany pages. I passthem to say simply that I resolved to study the subject. And whilecasting round how to set about the

(vi)

study to the best advantage, I thought of the manuscript in my desk.Itsclosing scene was the child Christ in the cave by Bethlehem: why not goon with the story down to the crucifixion ? That would make a book, andcompel me to studyeverything of pertinency; after which, possibly, I would be possessedof opinions of real value.

françaisEcrire toutes mes réflexions demanderait trop de pages. Je les laisserait de côté pour dire simplement que je pris la décision sérieuse d'étudier le sujet. Et réfléchissant à comment tirer de cette étude le meilleur avantage, je pensais au manuscrit abandonnée dans mon bureau. La scène de fin était l'enfant Christ dans l'étable à Béthlehem : pourquoi ne pas continuer l'histoire jusqu'à la crucifixion ? Cela la transformerait en livre et me forçerait à étudier toutes les éléments pertinents du sujet. Après cela, je pourrai probablement posséder des éléments réels et tangible permettant de se faire une opinion.

englishIt only remains to say that I did as resolved, with results ---first, the book "Ben-Hur," and second, a conviction amounting toabsolute belief in God and the Divinity ofChrist.

françaisIl ne me reste plus qu'à dire que je fis comme je l'avais résolu et voici ce qu'en fut le résultat : premièrement le livre de Ben-Hur, et deuxièment une conviction m'amenant à croire totalement en Dieu et en la divinité de Christ."

LEWIS WALLACE.

 


 

 

Ce qui suit est la traduction française de la biographie de Joann Spragg, "General Lew Wallace Historian" (Stacy Klingler).Cette traduction est une traduction amateur, réalisée par mes soins et avec l'aide précieuse d'une charmante et pétillante demoiselle, chère à mon coeur et professeur d'anglais à la retraite, Marie-Thérèse JUTEAU.

Elle n'a qu'un seul but : mettre à la disposition des internautes francophones une version compréhensible de la vie pleine derebondissement de cet homme célèbre "le Général Lew Wallace".

n'hésitez pas à laisser un commentaire si vous avez trouvé des erreurs, si vous avez des suggestions ou si vous avez apprécié cette traduction ! Merci !

 

Le Général Lewis Wallace, appelé la majeure partie de sa vie par le diminutif « Lew », est né à Brookville dans l’Indiana, le 10 avril 1827. Il était le second des 4 fils de David et Esther Test Wallace.Son père était un avocat, un homme politique diplômé de West Point en 1821. Quand Lew fut âgé de 5 ans, la famille déménagea à Covington dans l’Indiana dans le comté de Fountain. Pendant le déménagement, le 3ème fils, John, mourut d’une fièvre de scarlatine. A ce moment là, le père de Lew était gouverneur de l’état de l’Indiana et était très souvent absent de la maison.La mère de Lew n’était pas en bonne santé et mourut d’une phtisie galopante alors que Lew avait 7 ans. Elle est enterrée au cimetière de Liberty Street à Covington. Les garçons Wallace furent pris en charge par une voisine Madame Hawkins, pendant que leur père David continuait sa carrière.

En 1836, David Wallace se maria avec une jeune fille de 19 ans, Zerelda Sander. En 1837, cette jeune fille n’était pas seulement devenue une jeune épouse et mère de 3 garçons préadolescents mais également la 1ère dame de l’Indiana lors de la nomination de David Wallace comme 6ème gouverneur de l’état. La famille déménagea à Indianapolis où Lew s’occupa de la librairie de l’état d’Indiana.

Lew n’était pas un bon étudiant et n’aimait pas l’école. Il haïssait les math mais était un passionné de lecture.L’intérêt de Lew pour les arts commença par des dessins d’amis ou de batailles. Il fût demandé à Jacob Cox de peindre le portrait du gouverneur David Wallace. Lew fut son assistant. Il devait transformer les morceaux solides de peinture en poudre puis les mélanger avec de l’huile.Un jour il fabriqua un pinceau avec les poils de la queue de son chien et prenant un peu de cette peinture il peignit le chef Black Hawk. Son père ria à gorge déployé et déclara que le portrait était reconnaissable. Cependant, il découragea son fils dans son intérêt pour l’art. Il lui dit qu’il ne pourrait pas gagner sa vie en étant artiste dans l’Indiana.

A l’âge de 16 ans, Lew du trouver un travail car il ne prêtait pas assez attention à ses études. Il postula à la place d’employé de bureau dans le comté de Marion et commença en copiant des enregistrements administratifs. Cela lui rapportait $18.00 par semaine ($0.10 pour 100 mots) et était suffisant pour vivre. Il ne voulait pas être copiste pour le reste de sa vie et commença à étudier le droit pendant ses soirées. Il décida qu’il deviendrait avocat  et étudia les lois sous la tutelle de son plus grand frère et de son père.En 1846, l’année où il devait passer l’examen du barreau, la guerre mexicaine débuta.

Lew était âgé de 19 ans et 2nd sergent des fusiliers de Marion, un groupe militaire d’Indianapolis. Il décida d’organiser une troupe d’hommes pour combattre à la guerre et négligea alors ses études. Il rata l’examen du barreau, mais le groupe qu’il organisa devint le Co. H de la première infanterie de l’Indiana.Il était leur 2nd lieutenant. La compagnie ne participa pas à beaucoup d’actions mais perdit beaucoup d’hommes par la maladie.

A la fin de la guerre, de retour au pays, il reprit ses études d’avocat et obtenu l’examen du barreau en 1849. C’est dans cette période qu’il commença à apprendre à jouer du violon. Il ouvrit un cabinet d’avocat dans la ville de Covington en 1850. Il rencontra Susan Elston de Crawfordsville lors d’une réception à la maison de Henry et Joanna Lane. Henry était l’officier commandant de Lew durant la guerre mexicaine et Joanna était la sœur de Susan.Isaac Elston, le père de Susan, était un homme d’affaire très important, fondateur de l’Elston banque. Lew ne lui fit pas forte impression, cependant, Susan accepta la proposition de mariage de Lew et dit qu’elle attendrait qui ait sa situation établie.C’est avec motivation que Lew commença sa carrière juridique et fut rapidement élu procureur Attorney du 1er congressional district. Ils se marièrent le 6 mai 1852 et vécurent à Covington où Henry Lane Wallace, leur seul enfant, naquit le 17 février 1853. Peu de temps après le 1ère anniversaire de leur fils, Lew et Susan déménagèrent et s’installèrent à Crawsfordsville.

En avril 1856, Lew organisa une nouveau groupe militaire qui fut connu sous le nom des Gardes de Montgomery. En octobre de la même année, Lew fût élu Sénateur de l’état d’Indiana.Quand la guerre civile éclata, le gourverneur Olivier P.Morton envoya chercher Lew et le nomma Adjudant Général de l’état. Un poste qu’il conserva seulement 10 jours. Sa responsabilité était d’organiser les troupes que le gouvernement fédéral demanderait à l’Indiana de fournir.Le gouvernement fédéral demanda six régiment et en 5 jours il y avait 13 régiments au camp Morton d’Indianapolis. 5 jours plus tard, Lew démissionna pour accepter le poste de colonel de la 11ème Infanterie volontaire d’Indiana.Avant qu’1 an ne s’écoule, Lew Wallace était promu Major Général à l’âge de 34 ans, un des plus jeunes dans l’armée de l’Union. Lui et ses hommes combattirent à Fort Henry, Fort Donelson et Shiloh. Lew fut relevé de son commandement après Shiloh et passa ses 2 années suivantes à essayer de regagner ce commandement. Durant cette période, chaque fois qu’un problème militaire se posait, le gouverneur Morton l’envoya chercher.Il organisa la défense de Cincinnati et fût envoyé pour repousser les Commandos Morgan de l’Indiana vers l’Ohio. En mars 1864, le président Lincoln lui demanda de devenir le commandant des troupes de la 8ème armée à Baltimore. En juillet, Lew combattit à Monocacy où il est dit qu’il sauva Washington, District de Columbia, de la prise par les troupes confédérées.
Lew passa les premiers mois de 1865 sur une mission secrète à Mexico, essayant d’arrêter les ravitaillements de marchandises passant la frontière à destination des états confédérés.
Quand il retourna à Baltimore, la guerre était finie et le président Lincoln avait été assassiné.

En mai 1865, le Général Wallace fut nommé second commandant de la cours martiale qui jugea les conspirateurs contre Lincoln.Il fit des esquisses des procès et plus tard peignit la toile nommée « Les Conspirateurs » en utilisant ces esquisses. C’est probablement sa meilleure toile qui soit connue. En août de la même année, le Général Wallace fût nommé président de la cours qui jugea Henry Wirs, commandant de la prison d’Andersonville en Georgie.La funeste réputation de ce camp de prisonnier, le dernier été de son existence, était que 100 hommes par jour mouraient à Andersonville.  Wirz fût condamné et pendu.
Lew démissionna alors de la commission en novembre 1865 et retourna à Crawsfordville.

Il passa une partie des années 1866 à 1867 à Mexico, fournissant, avec l’approbation du gouvernement, des armes aux Juaristas dans leur tentative de destitution de Maximilian. Maximilian fût exécuté le 17 juillet 1867.Lew reprit la pratique juridique en 1868 et fit construire une nouvelle maison qu’il ne quitta plus lui et Susan jusqu’à la fin de leur vie. En 1870 il se présenta au congrès mais fût battu par Mahlon Manson, un autre Général du compté de Montgomery.

Il se remit à son loisir préféré : l’écriture.Depuis 20 ans, il travaillait à un roman sur la conquête de Mexico du temps de Montezuma, du point de vue des Aztèques. Il fût publié en 1873 sous le titre de « The Fair God » (Le Dieu Juste) et pour un premier essai, fût assez bien vendu. La même année, il commença la recherche qui le conduira plus tard au livre de Ben-Hur. Ce livre commençait par une courte histoire décrivant le premier Noël (« The first Christmas » Tome I de Ben-Hur).Lew avait été fasciné enfant par les versets de la bible décrivant dans le livre de Matthieu, comment les rois mages vinrent à Jérusalem pour voir l’enfant Christ. Il a toujours fréquenté l’église avec sa famille et sa femme mais ne se considérait pas lui-même comme religieux jusqu‘à ce qu’il écrive Ben-Hur. L’écriture de la suite du livre fût inspirée par une conversation lors d’un voyage en train à destination d’Indianapolis en septembre 1876, avec le Colonnel Robert Ingersoll, l’un des athéistes les plus connus de l’époque.Quand ils atteignirent Indianapolis, Lew écrit qu’il fût si honteux de son ignorance de la religion et de son impossibilité à répondre aux affirmations du Colonel qu’il se devait dorénavant d’étudier la bible. Réfléchissant à la manière de rendre cette tâche plus efficace, il réalisa dans un éclair d'inspiration qu'il pourrait écrire un livre détaillant la situation religieuse et politique de cette époque et, écrira-t-il plus tard, "qui démontrerait la nécessité d'un Sauveur" (sic). Il écrivit ce livre principalement sur le campus de l'université sous un hêtre gigantesque, dans un siège à bascule, sur un écritoire posé en travers sur les accoudoirs. La dernière partie du livre de Ben-Hur fût écrite dans le palais du gouverneur de Santa Fe, nouveau Mexique. Lew avait été nommé gouverneur des territoires du nouveau Mexique en 1878 pour mettre un terme aux guerres du conté de Lincoln. Pour accomplir cette tâche, il accorda l'amnestie à tous ceux qui avaient été impliqués dans la guerre mais n'avaient pas commis de crimes. Billy the Kid, après avoir parlé au gouverneur Wallace ,témoigna lui-même contre ceux impliqués dans des crimes. il fut cependant lui-même reconnu coupable de crime sur 3 hommes et il s'échappa de la prison pour éviter le procès. L'un des derniers documents que Lew Wallace écrivit en tant que gouverneur fût le certificat de décès officiel de Billy.

En 1881, Lew Wallace fût nommé Ambassadeur en Turquie (Empire Ottoman). Le président Garfield souhaitait trouver quelqun qui connaisse un peu cette région. Il lu Ben-Hur, un livre rempli de détail historique et géographique et décida que Lew Wallace était le bon choix. Pendant ses 4 ans en Turquie, Lew devint un très bon ami du Sultan Abdul Hamid II. En 1885, Lew démissionna de son poste diplomatique en raison d'un changement d'administration à Washington, D.C. Il était devenu un homme fortuné en raison du succès de Ben-Hur et se décida à se retirer des affaires et se concentrer sur l'écriture. Il commença également à bricoler dans son atelier et en résultat déposa 8 inventions brevetées.

En 1893, il publia sa troisième nouvelle : "Le prince de L'Inde". L'histoire était inspiré de la légende du "juif errant" et se passait pendant la période des événements qui conduisirent à la chute de Constantinople en 1453.

Durant l'automne 1894, il fit une tournée de conférence dans l'ouest sur les sujets : "La Turquie et les Turcs", "Comment je fûs amené à écrire Ben-Hur" et "Shiloh".

plus tard en 1895, il commença a construire son bureau.. C'était un projet dont il rêvait depuis 20 ans. Il l'avait conçu lui même. L'architecture était un mélange éclectique de Grec Pericléen pour la porte d'entrée, de Roman pour la tour et de Byzantin pour l'architecture principale. Cela pris 3 ans pour être réalisé et coûta environ $30 0000  (lire "The Study" pour pour d'information).

Le 29 novembre  1899 il assista à la première soirée de représentation de Ben-Hur sur Broadway. Ce fût un succès phénoménal avec 2500 représentations présentées sur 21 années. La course était réellement représentée sur scène avec 8 chevaux et 2 chars. Elle fût également portée sur les routes de l'Amérique du Nord et même jusqu'en Europe, Australie ou Nouvelle Zélande.

En 1899, Général Wallace acheta également une ferme dans l'ouest de Crawfordsville qu'il appela "le clapoti de l'eau". Ce fût sa maison d'été et d'amateur de pêche. Ses mares étaient remplies  de perche noires et de truites tachetées. Il acheta la 2ème automobile de Crawfordsville, une 1902 Waverley Electric Model 20A Surrey.

Il était en-cours d'écriture de son auto-biographie, lorsqu'il mourut chez lui le 15 février 1905 à l'âge de 77 ans. Il fût enterré au cimetière de Oak Hill et sa tombe fût marquée d'un obélisque de 30 pieds (9m) réalisé par Sidney Speed.

Sa femme Susan compléta son auto-biographie avec l'aide de leur protégée Mary Hannah Krout. Elle l'a publia en 1906.  Elle même mourut le 1er octobre 1907.

Henry Lane Wallace (1853-1926) se maria à Margaret Vance Noble. Ils eurent 2 fils, Lew Wallace Junior et William Noble Wallace. Ils servirent tous les 2 à la guerre mondiale et Noble fût tué en France à l'âge de 23 ans.

Lew Junior se maria à Josephine Parrot et ils eurent 4 enfants. 3 d'entre eux vivent encore aujourd'hui.

Traduit de la biographie écrite par Joann Spragg, "General Lew Wallace Historian", Edité par Stacy Klinger.